Trop vieux, trop cher?

avril 18, 2010

« Employabilité des senors », « défi démographique », « donne une seconde chance aux licenciés »? Qui ne connaît pas ces propos?

Les faits du vieillissement des populations des pays du Nord sont connus. L’annonce de défis au marché du travail également. Mais où est l’antidote?

Le classique « trop vieux trop cher » demeure l’attitude dominante des employeurs. Les raisons de principe sont clairs pour tout le monde: Les parts des employeurs au deuxième pilier monte surproportionnellement. Dans ce monde toujours néolibéral voué au fétiche de la rentabilité immédiate par la suppression des coûts, où le carrousel des changements tourne toujours plus vite, l’expérience et la loyauté ont de moins en moins leur place.

Des mesures existent certes. Des exemples sont la prolongation du nombre d’indemnités chômage, des allocations de retour à l’emploi voire des emplois de solidarité de durée limitée. Or, que faire après la terminaison du contrat?

Or, une réflexion de principe s’impose. Pour l’instant il n’y a pas de parti politique qui s’attaque à la racine du mal: Modifier les parts de l’employeur au deuxième pilier pour lisser la montée des contributions.

Que l’UDC, les Libéraux et la frange « place financière » du PRD ne se préoccupent pas du sort des licenciés, s’inscrit dans leur logique. Ce qui est déjà plus pénible est que le Parti Socialiste se désintéresse de ce dilemme. On a vraiment l’impression que cette injustice est « donnée » pour lui, donc représente un fait naturel. Or, tout ce qui a été décidé par l’Homme peut être modifié par la volonté de ce dernier.

Pour les employeurs sans scrupules, la guillotine d’âge représente un moyen de pression convenable. Je l’ai vécu moi-même dans une société pourtant vouée au développement durable. Comme c’est juste: Qu’est-ce que le capitalisme? L’exploitation de l’homme par l’homme. Que vise le socialisme? L’inversion des rapports de force! Or, combien de membres du Parti Socialiste ont leur business… Voilà certainement la raison pourquoi ils ne s’insurgent pas contre cette forme de discrimination évidente: « Age idéal 28- 40 », « âge maximal 40 » et j’en passe des annonces.

Depuis quelques jours, une nouvelle plate-forme « nouvelles carrières » est en ligne. Elle est structurée autour d’un échange sur LinkedIn. Un premier événement est prévu le 26 avril prochain à la Haute école d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) à Yverdon.

Espérons que des idées ingénieuses en résulteront. Ce serait vraiment trop bête de dilapider ce capital d’expérience et ce contre-pôle serein à l’illusion de la jeunesse éternelle fébrile dans l’intérêt des économies à court terme. Si le monde n’a pas retenu la leçon de l’effondrement de fait du néolibéralisme, il devrait au moins en retenir une autre:

La jeunesse, ce n’est pas une question d’âge mais d’esprit.

Danstanmart


Embargo contre la Suisse: Merci Khadafi

mars 4, 2010

Le 3 mars 2010 peut devenir un grand jour pour l’histoire suisse. Le colonel Khadafi, chef d’Etat libyen, a décrété un embargo contre la Confédération.

A vrai dire, la Libye exporte bien davantage en Suisse que notre pays vers elle. La Suisse est surtout un importateur de pétrole.

Il y a pourtant un aspect que notre pays ne devrait pas prendre à la légère. C’est le fait que la Suisse dépend du pétrole, qu’il soit libyen ou non. Certes on pourra l’acheter ailleurs. Les transactions pèseraient sur nos bilans comme toujours. La pollution continuerait comme si rien n’avait été. La Suisse demeurerait à la merci de dictateurs imprévisibles.

Et si des promoteurs immobiliers, des inventeurs et pionniers se posaient le défi suivant: Eliminer la demande de pétrole libyen. Moyennant de l’imagination et des programmes comme  Minergie ce serait réaliste. Tout le monde en gagnerait: La Suisse sera moins dépendante de dictatures imprévisibles, les importations seraient réduites et l’environnement nous saurait gré. Avant et surtout, des inventeurs, artisans et entrepreneurs auraient la chance unique d’acqurérir un savoir faire qui se révélera utile dans les années à venir. Ne parle-t-on pas du pic pétrolier depuis un certain temps?

La Suisse, quand lui offrira-t-on une nouvelle chance de se débarrasser du pétrole de manière aussi opportune. En tout cas, merci cher Khadafi pour la chance que tu nous offres de quitter le pétrole avant qu’il ne nous quitte.

Danstanmart


Intakter Innovationsplatz Schweiz?

février 17, 2010

Die Innovationskraft der schweizerischen Unternehmen scheint im internationalen Vergleich weiterhin intakt zu sein. Formell kommt eine Erhebung des Bundesamtes für Statistik zur Forschungs- und Entwicklungstätigkeit (F&E) zu diesem Schluss. Schweizer Unternehmen belegen den weltweit guten siebten Platz. Spitzenreiter ist übrigens Israel und eingerahmt wird die Schweiz von Finnland und den USA.

Ausgeprägt ist die Fähigkeit zur permanenten Optimierung und Erneuerung besonders bei den kleineren und mittleren Unternehmen, den so genannten KMU. Führende Beobachter bestätigen zudem, dass der für die breite Bevölkerung glimpfliche Verlauf der Krise, sieht man von den Arbeitslosen ab, zum grossen Teil der bereits hohen internationalen Konkurrenzfähigkeit des Landes zu verdanken ist.

Trotzdem… Bekanntlich steht die Zukunft des ältesten Schweizer Militärflugplatzes Dübendorf, pardon, « Düsendorf » für Eingeweihte, zur Diskussion.

Das durch eine allfällige Schliessung frei werdende Gelände in perfekter Stadtlage hat diverse Ideen inspiriert. Diese reichen vom Wohnungsbau über die Formel 1-Rennbahn bis zum Innovationspark. Dieser hat rasch eine breite Diskussion ausgelöst.

Erstaunlich ist jedoch das fehlende Echo einer weiteren aviatischen Nutzung des Geländes. Dies hängt wahrscheinlich mit dem in den letzten Jahren negativ gewordenen Image der Fliegerei zusammen.Dabei sind sich die meisten Fachleute einig, dass die Luftfahrt ein entscheidender Technologietreiber gerade auch im Unweltbereich geworden ist.
Verschiedene Vereinigungen haben nun die Idee des Innovationsparks aufgegriffen, allerdings im Hinblick auf die Luftfahrt. Dort spielt die Schweiz eine etwas geringere Rolle als in anderen Hochtechnologien.

Konkret will die Task Force Flugplatz Dübendorf das « etwas andere » Gelände für Luftfahrtsakteure schaffen. Unter der Bezeichnung « AVIApolis » sollen F&E-intensive Unternehmen angezogen werden. Daszu gehören etwa Wartungs- und Herstellerbetriebe. Zudem soll weiterhin klassischer Flugbetrieb, etwa für Such- und Rettungsflüge, sichergestellt sein. Dabei blieben die Infrastruktur erhalten und damit auch die rund 1500 teilweise hochqualifizierten Arbeitsplätze. Die Arbeitsgruppe schätzt zudem, dass rasch etwa 500 weitere hinzu kämen.

Ein solcher Luftfahrtsinnovationspark wäre eine Neuheit für Europa und könnte auch Synergien mit anderen Initiativen ermöglichen. Möglich wären etwa Grundlagenforschung in Zusammenarbeit mit der Eidgenössischen Technischen Hochschule (ETH) und der Fachhochschule Winterthur. Denkbar – und der Rolle der Schweiz angemessen – wären auch Querdenker und Grundlagenforschung.

Ist die Idee, Dübendorf als Zentrum der Luftfahrt zu erhalten, sinnvoll? Was gäbe es sonst noch für Möglichkeiten? Je origineller, desto besser.

Daniel Stanislaus Martel


janvier 20, 2010

Discovery consists in seeing what everyone else has seen but understanding it for the first time.

Albert Szent-Györgyi, Nobel prize winner in medicine 1937 (1893-1986)


janvier 20, 2010

Mensch sein heisst erleben, dass man durch seine eigene Mitwirkung zum Aufbau der Welt beiträgt.

Antoine de Saint-Exupéry


janvier 20, 2010

On ne perçoit du monde que ce qu’on est préparé à en percevoir.

Bernard Werber, la révolution des fourmis


EPFL: rencontres du futur

janvier 20, 2010

Le 18 janvier 2010, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a démontré une nouvelle fois sa capacité d’élaborer une vision appuyée par un programme d’investissement cohérent. Elle s’articule autour du futur centre de conférences. Il ouvrira ses portes en 2012.

Réalisé sous forme d’un partenariat public-privé (PPP) entre l’EPFL et le réalisateur immobilier HRS Real Estate SA basé à Frauenfeld, le complexe comprendra l’infrastructure et un bâtiment pour loger 505 étudiants. Toutes les constructions respecteront les normes suisses Minergie. Le cabinet d’architectes Richter Dahl Rocha & Associés architectes SA est l’auteur de l’oeuvre.

L’investissement est notable pour deux raisons. La première est l’extension de l’offre déjà généreuse en structures d’hébergement d’échanges nationaux et internationaux. Selon Isabelle Aubert, Directrice Générale du Site EPFL, elle se focalisera sur les congrès scientifiques. Le Palais Beaulieu de Lausanne restera avant tout le lieu des manifestations romandes et nationales, le Palexpo à Genève celui surtout des salons internationaux. Le Centre International de Conférences (CICG) à Genève, surtout au service de la Genève Internationale, sera complété de ce pôle focalisé sur la science et la technologie. En fait, l’observateur se rend de plus en plus compte que la Genève Internationale et l’EPFL sont deux pierres angulaires d’un édifice plus grand. Il s’agit de l’Arc Lémanique. Ce concept est de plus en plus utilisé pour référencer les similitudes économiques de la région entre Genève et Lausanne. En effet, depuis quelques années, des leaders économiques et sociaux s’entendent sur le dynamisme du territoire grâce à ses nombreuses start-up et multinationales. Certains y voient déjà les germes d’une Silicon Valley helvétique voire européenne.

C’est précisément le deuxième rôle du centre de conférences prévu qui promet d’inspirer cette idée. Selon le Professeur Francis-Luc Perret, Vice-Président de l’EPFL, les échanges à l’intérieur de la bâtisse seront complétés de réflexions sur la construction elle-même. Elle servira de démonstrateur de nouvelles potentialités énergétiques. Des exemples sont le chauffage et l’approvisionnement électrique. La toiture servira de banc d’essai de nouveaux types de cellules solaires. L’EPFL aura la chance de démontrer la validité des travaux au sein de ses laboratoires.

« Réunir ce qui est épars », voici la capacité essentielle des décideurs du 21e siècle confronté aux défis existentiels tels que l’introduction des nouvelles énergies et le déclin des ressources traditionnelles. En clair, les différents acteurs et représentants de disciplines doivent reconnaître que tout est relié.

Une chose est sûre: les dirigeants de l’EPFL font bénéficier un grand nombre d’acteurs de leur approche intégrale et multidisciplinaire. Si seulement les milieux politiques nationaux et financiers mondiaux en étaient autant disposés.

Daniel Stanislaus Martel