L’imagination au pouvoir

Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir d’assister à un moment historique. Le groupe EOS Holding actif dans la production et diffusion d’énergie et le Centre de l’énergie (Energy Center) de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), représenté par la chaire de gestion des systèmes énergétiques ont signé un accord de coopération étroite d’une durée de cinq ans.

Le partenariat prévoit une véritable symbiose entre le groupe énergétique qui chapeaute plusieurs fournisseurs d’énergie de Suisse Romande et l’institution académique de renom mondial. L’acteur privé fournit les moyens pour financer une chaire professorale au sein de la Faculté Sciences et Technologies de l’Ingénieur et des programmes de recherche. L’institution académique offre son savoir-faire et surtout des étudiants et chercheurs motivés.

Les pistes seront les solutions de production mais surtout de stockage et de distribution d’énergie. Si les sources dites renouvelables comme le solaire ou l’éolien sont reconnues comme prometteuses tant écologiquement qu’économiquement, leur dilemme principal demeure. Il s’agit de la mise à disposition de leur énergie au demandeur. En clair, elle doit transiter de la source à la destination où elle est disponible à tout moment. Au non-initié ce dilemme paraît minime. Or, l’écart entre la production d’énergie dite renouvelable et souvent décentralisée et au gré du soleil et/ou du vent et l’exploitation au moment choisi par le consommateur doit être comblé par des solutions de stockage.

Il existe une multitude d’approches très prometteuses à ce problème. Comme Hans Björn Püttgen, Professeur et titulaire de la Chaire de Gestion des Systèmes Energétiques de l’EPFL a expliqué, les chercheurs sous son égide les explorent. D’ores et déjà les premières start-up fleurissent.

Ce nouveau partenariat va sans doute stimuler les recherches et surtout encourager l’imagination de générations d’étudiants de tous les niveaux à venir. Mieux, il promet des innovations qui pourront rejoindre les palmarès des entreprises régionales, Romandes et Suisses. Qui dit nouvelle solution dit entreprise et qui dit entreprise veut dire place de travail. Personnellement je suis profondément convaincu que un apport d’inventions transformées en innovations crédibles mises en oeuvre chez nous et exploitables à l’échelle planétaire est le seul moyen de garantir la compétitivité de notre pays. Des visionnaires qui créent des places de travail durables sont les meilleurs travailleurs sociaux.

Sous cet angle le nouveau partenariat pourrait et devrait servir de modèle à beaucoup d’autres également. Peut-être des convergences entre visions privées et responsabilités publiques inspirées de ce modèle pourraient devenir possible en sciences sociales également.

En tout cas, la seule limite demeure l’imagination. Or, la vieille devise « L’imagination au pouvoir » semble avoir été oublié, surtout en sciences sociales.

Daniel Stanislaus Martel

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