EPFL: rencontres du futur

Le 18 janvier 2010, l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) a démontré une nouvelle fois sa capacité d’élaborer une vision appuyée par un programme d’investissement cohérent. Elle s’articule autour du futur centre de conférences. Il ouvrira ses portes en 2012.

Réalisé sous forme d’un partenariat public-privé (PPP) entre l’EPFL et le réalisateur immobilier HRS Real Estate SA basé à Frauenfeld, le complexe comprendra l’infrastructure et un bâtiment pour loger 505 étudiants. Toutes les constructions respecteront les normes suisses Minergie. Le cabinet d’architectes Richter Dahl Rocha & Associés architectes SA est l’auteur de l’oeuvre.

L’investissement est notable pour deux raisons. La première est l’extension de l’offre déjà généreuse en structures d’hébergement d’échanges nationaux et internationaux. Selon Isabelle Aubert, Directrice Générale du Site EPFL, elle se focalisera sur les congrès scientifiques. Le Palais Beaulieu de Lausanne restera avant tout le lieu des manifestations romandes et nationales, le Palexpo à Genève celui surtout des salons internationaux. Le Centre International de Conférences (CICG) à Genève, surtout au service de la Genève Internationale, sera complété de ce pôle focalisé sur la science et la technologie. En fait, l’observateur se rend de plus en plus compte que la Genève Internationale et l’EPFL sont deux pierres angulaires d’un édifice plus grand. Il s’agit de l’Arc Lémanique. Ce concept est de plus en plus utilisé pour référencer les similitudes économiques de la région entre Genève et Lausanne. En effet, depuis quelques années, des leaders économiques et sociaux s’entendent sur le dynamisme du territoire grâce à ses nombreuses start-up et multinationales. Certains y voient déjà les germes d’une Silicon Valley helvétique voire européenne.

C’est précisément le deuxième rôle du centre de conférences prévu qui promet d’inspirer cette idée. Selon le Professeur Francis-Luc Perret, Vice-Président de l’EPFL, les échanges à l’intérieur de la bâtisse seront complétés de réflexions sur la construction elle-même. Elle servira de démonstrateur de nouvelles potentialités énergétiques. Des exemples sont le chauffage et l’approvisionnement électrique. La toiture servira de banc d’essai de nouveaux types de cellules solaires. L’EPFL aura la chance de démontrer la validité des travaux au sein de ses laboratoires.

« Réunir ce qui est épars », voici la capacité essentielle des décideurs du 21e siècle confronté aux défis existentiels tels que l’introduction des nouvelles énergies et le déclin des ressources traditionnelles. En clair, les différents acteurs et représentants de disciplines doivent reconnaître que tout est relié.

Une chose est sûre: les dirigeants de l’EPFL font bénéficier un grand nombre d’acteurs de leur approche intégrale et multidisciplinaire. Si seulement les milieux politiques nationaux et financiers mondiaux en étaient autant disposés.

Daniel Stanislaus Martel

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